The Smiths, face 1. (Pris avec instagram)

The Smiths, face 1. (Pris avec instagram)

Putain, j’ai trouvé le 1er album des Smiths en K7 à 1€ dans un vide grenier dans mon école primaire. (Pris avec instagram)

Putain, j’ai trouvé le 1er album des Smiths en K7 à 1€ dans un vide grenier dans mon école primaire. (Pris avec instagram)

TitusAndronicusLLC: TITUS ANDRONICUS LLC MIXTAPE VOL 1

titusandronicusllc:

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1. Intro

2. The Boys Are Back In Town (Thin Lizzy)

live at the Stone Pony, Asbury Park, NJ 3/4/2012, recorded by Tommy R the soundman

3. Upon Viewing Oregon’s Landscape with the Flood of Detritus

from the forthcoming split seven inch single with Diarrhea Planet, recorded…

by titusandronicusllc

lesdisquesdesbrocantes:

Je suis assis sur un minuscule tabouret, gracieusement mis à ma disposition par le propriétaire de l’échoppe dans laquelle je suis en train de fouiller une pile de vieux journaux jaunis par le temps. Il fait une chaleur à crever, les voitures qui défilent devant nous soulèvent à chaque passage un nuage de poussière ocre qui me pique les yeux. Mon hôte m’observe attentivement. Il me tend au fur et à mesure à peu près tous les objets qui remplissent les étalages de sa petite boutique. Mais rien d’intéressant.
Voici quelques semaines que je séjourne à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Et la musique n’est pas tout à fait étrangère à mon souhait de découvrir ce pays. Les compilations Ethiopiques occupent en effet depuis plusieurs années une place de choix dans ma discothèque, et me voilà assis, sur ce tabouret, à la recherche d’articles de presse qui parleraient de prêt ou de loin des vieilles gloires de la musique éthiopienne. Pour les disques, hélas, j’ai fini par me faire une raison. Ils commencent à bien me connaître, les vendeurs du Mercato, le plus grand marché en plein-air d’Afrique, et de Churchill Road, la grande avenue qui traverse le centre-ville. J’ai tout essayé, j’ai demandé partout, je suis allé à tous les endroits, même les plus improbables, qu’on m’a indiqués pour essayer de trouver ces précieux 45 tours pressés par les labels Amha, Kaifa et Philips de la fin des années 60 au milieu des années 70. Mais cette chasse au trésor n’a rien donné… Alors ce jour-là, je n’y crois plus.
Je demande quand même.
Il fait oui de la tête…
Mon cœur se met à battre, mais je tâche de rester calme, histoire d’éviter une facture trop salée… Feignons l’indifférence, comme dit l’adage déjà évoqué par certains chroniqueurs ici. Je continue de feuilleter mes journaux, incapable toutefois de me concentrer, mon regard déviant sans cesse vers la malle que le vendeur est en train de fouiller. C’est long… Ca y est ! Il revient vers moi. Une petite pile de 45 tours dans la main, dont certains ont une pochette.
Du calme…
Je tente de considérer le plus nonchalamment possible ces « vieilleries poussiéreuses et sans intérêt ». Bon, ça ne marche pas trop, mais mon interlocuteur n’a pas l’air de s’en rendre compte. Il me tend une quinzaine de disques, que je fais défiler d’une main fébrile. Mahmoud Ahmed, Mulatu Astatke, Tlahoun Gessesse, Alemayehu Eshete… Putain, ils y sont tous !
Du calme, du calme.
Je demande le prix, « juste comme ça »… C’est beaucoup pour l’Ethiopie, mais ça reste archi raisonnable. J’hésite à négocier. Certes il m’arnaque, mais il ne m’arnaque qu’un peu, et surtout il n’a pas l’air de réaliser que certains de ces disques se vendent une fortune sur ebay, et qu’il pourrait tout à fait multiplier le prix par 50. Je pense à tout ça, considérations doublées d’un sursaut de mauvaise conscience sur ma posture de pilleur post-colonial, qui va ramener triomphalement ces trésors au pays. Je pense à tout ça, mais bon. Je ne peux décemment pas passer à côté de ces disques qui s’offrent à moi.
Je n’hésite pas longtemps. Je lui donne ce qu’il m’a demandé et je m’en vais.
Je rentre chez moi à toute vitesse, surexcité, serrant les disques contre moi comme pour les protéger…
Les semaines passent. Et puis c’est l’heure du retour au bercail… et de la première écoute…
Je pose Yeshiharegitu de Mahmoud Ahmed sur la platine. Le son est lointain, un peu dégueulasse en fait, mais c’est pas grave. Et, porté par les mélismes du chant et la solennité des cuivres, j’essaye d’imaginer tout ce que ce disque a connu avant d’atterrir ici…
Pour la petite histoire, j’apprends deux ans plus tard que Mahmoud Ahmed vient donner plusieurs concerts à Paris, et que dans ce cadre une rencontre est organisée à la Bibliothèque Faidherbe, dans le 11ème. L’occasion est trop belle… Je m’y rends, bien sur, et la conférence terminée, je m’approche et lui tend timidement mon disque, qu’il immortalisera d’un autographe. J’avoue que je n’en suis pas peu fier…
Par @ceints2bakelite

lesdisquesdesbrocantes:

Je suis assis sur un minuscule tabouret, gracieusement mis à ma disposition par le propriétaire de l’échoppe dans laquelle je suis en train de fouiller une pile de vieux journaux jaunis par le temps. Il fait une chaleur à crever, les voitures qui défilent devant nous soulèvent à chaque passage un nuage de poussière ocre qui me pique les yeux. Mon hôte m’observe attentivement. Il me tend au fur et à mesure à peu près tous les objets qui remplissent les étalages de sa petite boutique. Mais rien d’intéressant.

Voici quelques semaines que je séjourne à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Et la musique n’est pas tout à fait étrangère à mon souhait de découvrir ce pays. Les compilations Ethiopiques occupent en effet depuis plusieurs années une place de choix dans ma discothèque, et me voilà assis, sur ce tabouret, à la recherche d’articles de presse qui parleraient de prêt ou de loin des vieilles gloires de la musique éthiopienne. Pour les disques, hélas, j’ai fini par me faire une raison. Ils commencent à bien me connaître, les vendeurs du Mercato, le plus grand marché en plein-air d’Afrique, et de Churchill Road, la grande avenue qui traverse le centre-ville. J’ai tout essayé, j’ai demandé partout, je suis allé à tous les endroits, même les plus improbables, qu’on m’a indiqués pour essayer de trouver ces précieux 45 tours pressés par les labels Amha, Kaifa et Philips de la fin des années 60 au milieu des années 70. Mais cette chasse au trésor n’a rien donné… Alors ce jour-là, je n’y crois plus.

Je demande quand même.

Il fait oui de la tête…

Mon cœur se met à battre, mais je tâche de rester calme, histoire d’éviter une facture trop salée… Feignons l’indifférence, comme dit l’adage déjà évoqué par certains chroniqueurs ici. Je continue de feuilleter mes journaux, incapable toutefois de me concentrer, mon regard déviant sans cesse vers la malle que le vendeur est en train de fouiller. C’est long… Ca y est ! Il revient vers moi. Une petite pile de 45 tours dans la main, dont certains ont une pochette.

Du calme…

Je tente de considérer le plus nonchalamment possible ces « vieilleries poussiéreuses et sans intérêt ». Bon, ça ne marche pas trop, mais mon interlocuteur n’a pas l’air de s’en rendre compte. Il me tend une quinzaine de disques, que je fais défiler d’une main fébrile. Mahmoud Ahmed, Mulatu Astatke, Tlahoun Gessesse, Alemayehu Eshete… Putain, ils y sont tous !

Du calme, du calme.

Je demande le prix, « juste comme ça »… C’est beaucoup pour l’Ethiopie, mais ça reste archi raisonnable. J’hésite à négocier. Certes il m’arnaque, mais il ne m’arnaque qu’un peu, et surtout il n’a pas l’air de réaliser que certains de ces disques se vendent une fortune sur ebay, et qu’il pourrait tout à fait multiplier le prix par 50. Je pense à tout ça, considérations doublées d’un sursaut de mauvaise conscience sur ma posture de pilleur post-colonial, qui va ramener triomphalement ces trésors au pays. Je pense à tout ça, mais bon. Je ne peux décemment pas passer à côté de ces disques qui s’offrent à moi.

Je n’hésite pas longtemps. Je lui donne ce qu’il m’a demandé et je m’en vais.

Je rentre chez moi à toute vitesse, surexcité, serrant les disques contre moi comme pour les protéger…

Les semaines passent. Et puis c’est l’heure du retour au bercail… et de la première écoute…

Je pose Yeshiharegitu de Mahmoud Ahmed sur la platine. Le son est lointain, un peu dégueulasse en fait, mais c’est pas grave. Et, porté par les mélismes du chant et la solennité des cuivres, j’essaye d’imaginer tout ce que ce disque a connu avant d’atterrir ici…

Pour la petite histoire, j’apprends deux ans plus tard que Mahmoud Ahmed vient donner plusieurs concerts à Paris, et que dans ce cadre une rencontre est organisée à la Bibliothèque Faidherbe, dans le 11ème. L’occasion est trop belle… Je m’y rends, bien sur, et la conférence terminée, je m’approche et lui tend timidement mon disque, qu’il immortalisera d’un autographe. J’avoue que je n’en suis pas peu fier…

Par @ceints2bakelite

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The Past 30 Years of Record Sales

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